Les rives de la sorcellerie

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 L'Homme au masque de fer

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Altéa
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MessageSujet: L'Homme au masque de fer   Lun 25 Juin - 12:52

L'Homme au masque de fer est l'un des prisonniers les plus fameux de l'histoire française. Le mystère entourant son existence, ainsi que les différents films et romans dont il a fait l'objet n'ont cessé d'exciter les imaginations.

Le point de départ de l'affaire est la mort, le 19 novembre 1703 à la Bastille, au terme d'une longue captivité, d'un prisonnier dont nul ne connaissait le nom ni le motif de son incarcération. Sur cette base, l'histoire a été considérablement amplifiée, la légende y a ajouté force détails, et la politique s'en est emparée, l'Homme au masque de fer devenant, sous la plume de Voltaire, un symbole de l'absolutisme monarchique.


Les faits historiques

C'est Voltaire qui va lancer la légende en consacrant à l'« Homme au masque de fer » une partie du chapitre XXV du Siècle de Louis XIV publié en 1751. Affirmant que le personnage a été arrêté en 1661, année de la mort de Mazarin, il est le premier à mentionner le détail, propre à exciter l'imagination, du « masque dont la mentonnière avait des ressorts d'acier qui lui laissaient la liberté de manger avec le masque sur le visage » en ajoutant : « On avait ordre de le tuer s'il se découvrait. » Il affirme également que le prisonnier était traité avec des égards extraordinaires, qu'on faisait de la musique dans sa cellule et que : « Son plus grand goût était pour le linge d'une finesse extraordinaire et pour les dentelles. » En 1752, la réédition du Siècle de Louis XIV rajoute l'anecdote de l'assiette d'argent sur laquelle le prisonnier inscrit son nom et qu'il lance par la fenêtre de la prison ; retrouvée par un pêcheur illettré, ce dernier l'aurait ramenée au gouverneur qui lui aurait dit, après s'être assuré qu'il n'avait pu déchiffrer l'inscription : « Allez, vous êtes bien heureux de ne pas savoir lire. »


Vingt-quatre ans de détention

Pour s'en tenir aux faits avérés, le 19 novembre 1703 est mort à la Bastille un prisonnier ainsi mentionné sur le registre d'écrou de la prison, tenu par le lieutenant Étienne du Junca (on respecte ici son orthographe assez personnelle) :

« Du même jour, lundi 19 de Novembre 1703, ce prisonnier inconnu toujours masqué d'un masque de velours noir, que M. de Saint-Mars, gouverneur, avait amené avecque lui, en venant des illes Sainte-Marguerite, qu'il gardet depuis longtemps, lequel s'étant trouvé un peu mal en sortant de la messe, il est mort le jour d'hui sur les dix heures du soir [...] et ce prisonnier inconnu gardé depuis si longtemps a été enterré le mardi à quatre heures de l'après-midi, 20 Novembre dans le cimetière Saint-Paul, notre paroisse ; sur le registre mortuère on a donné un nom aussi inconnu que M. de Rosarges, major, et M. Reil, chirurgien, qui ont signé sur le registre. » avec cette adjonction en marge : « J'ai appris depuis qu'on l'avait nommé sur le registre M. de Marchiel, qu'on a payé 40 l. d'enterrement. » Le registre paroissial de Saint-Paul mentionne pour sa part : « Le 20, Marchioly [ou Marchialy] âgé de quarante-cinq ans environ, est décédé dans la Bastille, duquel le corps a été inhumé dans le cimetière de Saint-Paul sa paroisse, le 20 du présent, en présence de M. Rosage, majeur de la Bastille et de M. Reghle chirurgien majeur de la Bastille qui ont signer. »

En 1769, dans son "Traité des différentes sortes de preuves qui servent à établir la vérité dans l'histoire", le Père Griffet (1698 - 1771) donnait les précisions suivantes.

« Le souvenir du prisonnier masqué s'était conservé parmi les officiers, soldats et domestiques de cette prison, et nombre de témoins oculaires l'avaient vu passer dans la cour pour se rendre à la messe. Dès qu'il fut mort, on avait brûlé généralement tout ce qui était à son usage comme linge, habits, matelas, couvertures; on avait regratté et blanchi les murailles de sa chambre, changé les carreaux et fait disparaître les traces de son séjour, de peur qu il n'eût caché quelques billets ou quelque marque qui eût fait connaître son nom.»

Le prisonnier était arrivé avec son geôlier, Bénigne Dauvergne de Saint-Mars, ancien mousquetaire et fidèle de Louvois, quand celui-ci devint gouverneur de la Bastille en 1698. Cela est confirmé par une autre entrée du registre d'écrou le 18 septembre 1698 :

« Du jeudi 18 de septembre à trois heures après-midi, monsieur de St-Mars, gouverneur du château de la Bastille, est arrivé pour sa première entrée venant de son Gouvernement des illes Sainte-Marguerite et Honnorat, ayant avec lui dans sa litière un ancien prisonnier qu'il avait à Pignerol, lequel il fait tenir toujours masqué, dont le nom ne se dit pas [...] lequel prisonnier sera servi par M. de Rosargues, que M. le Gouverneur nourrira ».

Il en ressort que le prisonnier masqué avait suivi Saint-Mars lors de ses mutations successives : à l'île Sainte-Marguerite de Lérins (au large de Cannes), où il était arrivé le 30 avril 1687, et, auparavant, à Exilles, où il fut muté en 1681 et à la forteresse de Pignerol en Piémont, qu'il commanda de 1665 à 1681.

Lors de sa mutation à Exilles, Saint-Mars avait été accompagné de deux prisonniers : « Sa Majesté [...] a trouvé bon de vous accorder le gouvernement d'Exilles […] où elle fera transporter ceux des prisonniers qui sont à votre garde, qu'elle croira assez de conséquence pour ne pas les mettre en d'autres mains que les vôtres » (Lettre de Louvois à Saint-Mars du 12 mai 1681). « J'aurai en garde deux merles que j'ai ici, lesquels n'ont point d'autre nom que messieurs de la tour d'en bas » (Saint-Mars à d'Estrades, 25 juin 1681). Ces prisonniers étaient jugés suffisamment importants pour qu'on leur construise, à Exilles, une prison spéciale, aménagements qui retardèrent d'ailleurs de plusieurs mois le transfert.

L'un des deux prisonniers en question décède fin 1686 ou début 1687, juste avant que Saint-Mars soit transféré à Sainte-Marguerite. Le survivant arrive à Sainte-Marguerite le 30 avril 1687 dans une chaise à porteur hermétiquement close par une toile cirée. On lui fait aménager une prison spéciale, donnant sur la mer et à laquelle on n'accède qu'en franchissant trois portes successives.

Le prisonnier était arrivé à Pignerol le 24 août 1679. Dès le 19 juillet, Louvois avait écrit à Saint-Mars à propos du prisonnier qu'il lui envoyait : « il est de la derrnière importance qu'il soit gardé avec une grande sûreté et qu'il ne puisse donner de ses nouvelles en nulle manière et par lettre à qui que ce soit […] de faire en sorte que les jours qu'aura le lieu où il sera ne donne point sur des lieux qui puissent être abordés de personne et qu'il y ait assez de portes, fermées les unes sur les autres, pour que vos sentinelles ne puissent rien entendre. Il faudra que vous portiez vous même à ce misérable, une fois par jour, de quoi vivre toute la journée et que vous n'écoutiez jamais, sous quelque prétexte que ce puisse être, ce qu'il voudra vous dire, le menaçant toujours de le faire mourir s'il vous ouvre jamais la bouche pour vous parler d'autre chose que de ses nécessités ».

En 1691, lorsque Louvois meurt, son fils, Barbezieux, qui lui succède, écrivit à Saint-Mars pour confirmer ces instructions : « Lorsque vous aurez quelque chose à me mander du prisonnier qui est sous votre garde depuis vingt ans, je vous prie d'user des mêmes précautions que vous faisiez quand vous suiviez à M. de Louvois. »


L'Homme au masque de fer était-il réellement masqué ?

Le Masque de fer a enflammé les imaginations. En réalité, rien ne permet de penser que le prisonnier était constamment masqué. Il semble plus probable qu'il n'a été astreint à porter un masque que pendant les transferts, pour éviter qu'un passant puisse le reconnaître.

Encore le port d'un masque n'est-il véritablement avéré qu'en 1698, lors du transfert à la Bastille : il est mentionné dans le registre d'écrou (V. ci-dessus) ainsi que dans un récit (publié dans l'Année littéraire le 30 juin 1778) de l'étape de Saint-Mars dans son château de Palteau, faite par son petit-neveu :

« En 1698, écrit M. de Palteau, M. de Saint-Mars passa du gouvernement des Isles Sainte-Marguerite à celui de la Bastille. En venant en prendre possession, il séjourna avec son prisonnier à sa terre de Palteau. L'homme au masque arriva dans une litière qui précédait celle de M. de Saint-Mars ; ils étoient accompagnés de plusieurs gens à cheval. Les païsans allèrent au-devant de leur seigneur ; M. de Saint- Mars mangea avec son prisonnier, qui avoit le dos opposé aux croisées de la salle à manger qui donnent sur la cour ; les païsans que j'ai interrogés ne purent voir s'il mangeoit avec son masque ; mais ils observèrent très bien que M. de Saint-Mars, qui étoit à table vis-à-vis de lui, avoit deux pistolets à côté de son assiette. Ils n'avoient pour les servir qu'un seul valet-de-chambre, qui alloit chercher les plats qu'on lui apportoit dans l'anti-chambre, fermant soigneusement sur lui la porte de la salle à manger. Lorsque le prisonnier traversoit la cour, il avoit toujours son masque noir sur le visage ; les païsans remarquèrent qu'on lui voyoit les dents et les lèvres, qu'il étoit grand et avoit les cheveux blancs. M. de Saint-Mars coucha dans un lit qu'on lui avoit dressé auprès de celui de l'homme au masque.».

Les interprétations

Des dizaines d'identifications ont été proposées depuis le XVIIe siècle (Francis Lacassin en a compté 48 ). Le Masque de fer était-il le frère jumeau de Louis XIV ? Le fils de Louis XIV et de Louise de La Vallière ? Un fils indésirable d'Anne d'Autriche ? Le duc de Beaufort, si l'on en croit le poète dramatique Lagrange-Chancel, qui avait lui-même été incarcéré aux îles de Lérins, dans une lettre qu'il écrivit à Fréron ? James de la Cloche, fils illégitime de Charles II d'Angleterre ? Voire Molière, comme le soutint l'érudit bordelais Anatole Loquin ? Le bel Henri II de Guise, prince de Joinville et frère de Marie de Lorraine dite « Mlle de Guise » ? Le mystère excita l'imagination des hommes, dont le romancier Alexandre Dumas.

Source: wikipédia

Je ne sais pas vous mais moi ça me donne envie de résoudre l'énigme. Où est Sherlock Holmes quand on en a besoin?? lol! :auréole:
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